C’est l’une des questions centrales soulevées par La Sentinelle, ma trilogie dystopique – qui sera publiée aux Éditions Hélène Jacob à la fin du printemps.
Et, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est d’actualité !
À force de voir surgir scandale après scandale, la corruption semble s’être installée comme un bruit de fond. Elle choque encore, bien sûr… mais elle surprend de moins en moins. Comme si l’accès au pouvoir impliquait, d’une manière ou d’une autre, une forme de compromission. Comme s’il n’existait pas d’alternative.
Est-ce qu’acquérir du pouvoir – financier, politique, médiatique… – pousse forcément à en abuser ? Peut-on réellement rester intègre lorsqu’on en détient ?
Dans La Sentinelle, Tara, mon héroïne, est destinée à diriger l’une des cités sous cloche du Nouveau Monde. Elle y aura tous les pouvoirs. Mais au début du récit, ce n’est qu’une adolescente à la vie facile, qui garde soigneusement ses œillères… jusqu’à ce que sa Caste la juge prête à être initiée.
Une scène à laquelle elle assiste accidentellement va faire voler en éclats les certitudes qu’on lui a inculquées. À partir de là, Tara est confrontée à un choix : détourner le regard… ou affronter la réalité.
C’est ce chemin que raconte cette trilogie, au cœur d’un monde post-apocalyptique où les humains tentent de survivre comme ils le peuvent.
Je n’apporte pas de réponse tranchée à la question de départ. Mais, à travers la trajectoire de Tara, j’ai cherché à explorer les mécanismes de la corruption avec le moins de manichéisme possible.
Les dirigeants ne sont pas tous des monstres dénués de conscience ! Certains sont animés des meilleures intentions ; d’autres sont de véritables stratèges, prêts à tout pour atteindre leurs objectifs… Et, entre ces deux extrêmes, il y a tous les autres : ceux qui ressemblent à la plupart d’entre nous, faits de contradictions, cherchant à « faire le bien » tout en cédant, parfois, à des compromis plus ou moins acceptables…
Alors, suffit-il de vouloir agir sur le monde, même à petite échelle, pour mettre le doigt dans un engrenage ?
Comme si, finalement, le danger ne venait pas tant du pouvoir lui-même… que des intentions qui le précèdent !
Après tout, comme le disait Bernard de Clairvaux : « L’enfer est pavé de bonnes intentions. »
Et vous, qu’en pensez-vous ? Le pouvoir révèle-t-il ce que nous sommes… ou nous transforme-t-il ?




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